Translate

mardi 23 septembre 2025

Hier, une journée bien remplie en métro et à pied - une ville facile à visiter !

Depuis mon arrivée, je circule beaucoup dans la ville. En métro et à pied. Hier, il faisait très beau. Les boulevards sont  particulièrement larges à Moscou et bien des rues aussi. Je n’ai

pas vu d’itinérants ou de personnes sous l’influence de drogues qui errent dans la ville ou qui quêtent. Pas de rangées de tentes de sans-abri, comme à Montréal, à Paris ou même à Gatineau dans certains coins. Beaucoup de boulevards sont percés de couloirs souterrains qui permettent de les traverser sans attendre le feu vert. C’est au choix du piéton. Ces passages souterrains sont larges et bien éclairés à l’intérieur. Je n’y ai vu aucun de ces graffitis qui défigurent la façade de nos villes à nous. Le sol est impeccablement propre, sans aucun papier qui traîne ni de poubelles déchirées ou débordantes. Je n'ai senti nulle part de mauvaises odeurs. Les parcs et esplanades sont de toutes tailles. Ils sont bien répartis, il me semble. 

Les gens sont à leur affaire, ils vont et viennent alors que d’autres sont assis ou jasent sur les bancs des parcs, etc. Il faisait très beau hier. 

Le patrimoine bâti est impressionnant. Certaines façades sont visiblement défraîchies, il est vrai, mais je n'en ai vu aucune (jusqu'à présent) à l’abandon ou délabrées, du type couvertes de contreplaqués garnis de tonnes de graffitis ou de montagnes d'affiches à demi décollées. En fait, une bonne part de l'architecture urbaine capte et retient l'attention. 

Les transports en commun sont efficaces et on apprend à s'y repérer assez rapidement grâce à un système de signalisation assez simple. C'est tout ce qu'on attend d'un système de transport en commun d'une métropole, n’est-ce pas ?  Le réseau de Moscou est très ramifié. Il se déploie loin hors du centre-ville, ce que j'ai expérimenté dès mon premier déplacement qui faisait les 35 km, de l'aéroport international de Vnoukovo jusqu'à l'hôtel... comme un pet dans le trèfle. 

Avec ses 243 ou 247 stations (quatre nouvelles), le métro de la capitale est visiblement très utilisé et pas cher du tout.  Comme il roule sur des rails d'acier, il est plus bruyant qu'à Montréal mais, à la différence de Montréal, les rames se situent de part et d'autre du quai d’embarquement. On n’a pas besoin d'une passerelle en surplomb pour passer d'un quai à l’autre, ce côté est nettement plus pratique et convivial. Autre différence qui m'a frappé, les tramways (il y en a !), et les autobus sont plus récents, comparativement aux voitures de métro qui font vieillottes. Elles sonr probablement du temps soviétique, ou pas loin, j’ai tout de même compris qu’elles ne manquaient pas d’entretien. D'évidence, elles restent en bon état de marche, quoi ! 

Plusieurs stations de métro sont remarquables par leur architecture et leurs œuvres d’art intégrées. Les appareils d’éclairage sont souvent de type ancien, ce qui donne l'impression charmante d'un salon tamisé. Autrement dit, ça fait un peu intime, comparativement aux éclairages de type « médical » en vogue chez nous. Le long des escaliers mécaniques et des couloirs s'alignent par centaines les lampes individuelles. Autre fait digne de mention, je n’ai pas encore vu une seule lumière brûlée  - c’est donc que c'est suivi de près - mais ce qui me surprend encore plus c'est que je n’ ai vu encore aucune de ces lampes vénérables altérée par les affres du vandalisme. Ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, mais je n’en ai vu aucune montrant les signes du défoulement de quelque frustré lâché lousse. 

Métro de Moscou
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/27/Moscow_Elektrozavodskaya_metro_station_asv2018-09.jpg

En bref, Moscou est une ville où un étranger comme moi se sent en sécurité en tous lieux. C’est mon sentiment. Du reste, la présence policière est rassurante. Elle est bien visible sans être ostentatoire, elle est à sa place. Les sceptiques pourront douter, se disant que je fréquente les parties de la ville qui regorgent de touristes. Pour rester réservé dans mon jugement, si vous voulez, je suis prêt à concéder beaucoup de choses sachant qu'il n'y a rien de parfait, mais je ne crois pas qu’il y ait ici, à Moscou, des quartiers abandonnés à des populations immigrantes désœuvrées ou en partie happées par la petite criminalité, qui tiennent des zones échappant à la loi et l’ordre, ces zones où les policiers de nos villes évitent d’aller ou refusent de patruiller seuls dans la rue. Mais je poursuis mon exploration…

Je pourrai vous parler des marchés et de l’alimentation une autre fois. Mais, comme d'évidence ces endroits regorgent de nourriture et de produits de toutes sortes, ce n'est pas un sujet dont je voulais vous parler d’urgence. À l’hôtel, on mange très bien, et ce que j’ai pris au restaurant ailleurs, autant sur la rue Arbat qu'à la pizzéria d'à-côté était correct, mais, rue Arbat, le porc était un peu coriace. Je n'y retournerais pas. Qu’à cela ne tienne, le choix est vaste.


Sur la Moskva

Vue du Kremlin

Rue Arbat


Métro de Moscou
Nombreux sont les gens qui caressent au passage le museau du chien, 
on dit que ça porte chance. 



x







https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/27/Moscow_Elektrozavodskaya_metro_station_asv2018-09.jpg

3 commentaires:

  1. Merci Gilles de nous faire voyager avec toi!
    Stefanie

    RépondreSupprimer
  2. Salut Gilles, cette description de Moscou est comme un phare que tu allumes et pour moi une surprise…. la modernité que tu décris et la propreté partout.
    C’est comparable à nous pourrait-on dire quoique l’on a ici nos quartiers pauvres, nos quartiers riches et ceux dans le milieu, disons de classe moyenne.
    Très intéressant!
    Belle continuation et continue ce récit très intéressant!

    RépondreSupprimer